Comment comprendre l’histoire ? L’histoire a-t-elle un sens comme certains l’affirment ? Peut-on se fier à l’histoire ? L’histoire “officielle” est-elle “sérieuse” ?C’est à travers de nombreuses interrogations que je me lance dans cette nouvelle aventure que l’on nomme “Histoire”.J’ai toujours été surpris de voir comment nos contemporains pouvaient imaginer la vie des peuples, des tributs avec leurs “valeurs” d’aujourd’hui ?
Pour ce qui concerne l’histoire contemporaine je trouve que l’émission de télévision : “le dessous des cartes”, émission géopolitique nous permet de toucher du doigt le pourquoi d’un conflit, les enjeux stratégiques qu’ils soient économiques, militaires, démographiques, climatiques ….. Sans plus de prétention que cette phrase que je cite : «Faire comprendre plutôt que faire savoir» ?
Pour de ce qui est de l’histoire “passée”, notre culture nous fait transposer notre réalité d’aujourd’hui dans un autre univers. Comment réellement comprendre et juger une période avec des fragments d’éléments et ne vivant pas du tout de la même façon ?
Pour certains l’histoire est un éternel recommencement, pour d’autres tout est en perpétuelle évolution ?
En réalité rien n’est jamais identique mais en même temps les “leçons” de l’histoire dans nos sociétés montrent que l’on en tire rarement des enseignements ?
Pour Hegel et ensuite sous une autre forme dans la matérialisme historique, l’histoire aurait un sens, comme un vecteur à travers le temps qui permettrait de prévoir l’évolution des sociétés ??? Je pense qu’il n’y a pas besoin de remonter beaucoup le temps pour s’apercevoir que cette ou ces théories sont tombées à l’eau ?
Quand est-il de l’histoire que nous apprenons à l’école, “l’histoire officielle” ? Les peuples d'Afrique, d’Asie qui ont appris que leurs ancêtres étaient des Gaulois peut nous faire malheureusement sourire ! Pas besoin d’ailleurs d’aller sur d’autres continents pour réfuter que nos ancêtres sont des gaulois ? Les multiples invasions, la multitudes des tributs, les conquêtes ou les défaites font que nous sommes tous un mélange d’ethnies ?
“… En français, l’histoire désigne à la fois la réalité passée et le discours qui est tenu sur elle. Ces deux “histoires” sont, au sens propre, “anachroniques” puisque le discours sur le passé est construit dans le présent de l'historien. C'est dans ce décalage temporel entre l'objet (le passé) et le sujet (l'historien) que réside, pour l'essentiel, le problème …” (Jean Leduc)
D’après un récent débat ce sont les historiens qui “font” l’histoire comme si ces derniers n’étaient pas des hommes comme les autres et qu’ils détenaient une science pour “trier” le vrai du faux. Eux aussi ont leurs propre culture qui les structure dans un mode de pensée ?
L’histoire une certaine forme de mythe scientifique ?
L’histoire est tout à la fois l’étude des politiques, des sciences d’une époque, des moeurs, de la littérature, de l’art, etc… une multitude de possibilités d’interprétations sont possibles ?
“La philosophie ne découvrira jamais ce qu'est l'histoire aussi longtemps qu'elle l'analysera comme un objet de réflexion ou comme méthode” (Heidegger)
Chercher à créer une philosophie universelle est certainement un combat qui va de paire avec une histoire universelle ?
A vous de continuer l’histoire…
Dany
L'histoire a commencé, mais finira-t-elle un jour????
à qui appartient l'histoire ?
De cette question, j'en profiterais pour faire suite au texte de mon ami Dany. Eh oui, l'histoire appartient bien à quelqu'un et même si cela peut provoquer quelques grondements chez certaines personnes, je dirais simplement que celle-ci appartient aux sophistes!
Ne voyez rien de philosophique, mais sur cette affirmation, il nous faut revenir sur la toute première signification du sophiste! Le sophiste est celui qui sait et a la faculté de manier et employer à bon escient chaque syllabe et chaque mot du vocabulaire ou de sa langue maternelle.
D'ailleurs, le pouvoir d'un sophiste peut être grandiose, car il saura vous démontrer qu'un rien est bien quelque chose, et que quelque chose peut n'être qu'un rien, à vous de juger !
Mais attention, il ne faut pas confondre sophiste et conteur. (Homère était un conteur…).
L'histoire et la philosophie:
La philosophie a son propre rôle envers l'histoire, comme celle ci en a un envers la philosophie. De cette affirmation, il m'est évident qu'un sophiste a une position différente que celle d'un conteur!
Un conteur “abuse” d'un fait et le transforme, le présente à sa guise à celui qui veut bien l'entendre, pour reprendre l'exemple d'homère, celui-ci voulait faire plaisir plutôt qu'autre chose à son audience. Et c'est là que l'on s'aperçoit qu'un sophiste avec son aisance d'expression, sait également réfléchir. Il garde un fait à l'état brut, mais n'en devient pas le possesseur comme le conteur, il cherche à l'expliquer à le partager. En commençant par l'origine, c'est à dire de la certitude jusqu'au moment où sa réflexion ne sera que des plus vagues.
La première des réflexions d'Aristote a été d'affirmer qu'il ne sert à rien de poser la question “qu'est-ce?”, mais que le plus important est de savoir “pourquoi est-ce?”. Cette deuxième question permet d'entamer une discussion alors que la première y met terme! (un début de la liberté d'expression?).
Une philosophie et une histoire universelles, chimères ? bien sûr que oui! Tant que les philosophies et interprétations des faits ouvriront des voies qui apparemment ne sont pas prêtes de se rejoindre en un seul chemin.
Que trouve-t-on dans l'histoire ?
La réponse à cette question ne peut qu'être courte et juste : des faits ! Mais pas n'importe lesquels, seulement ceux que l'ordinaire peut accepter, et se vérifier avant d'être partagés.
Qui sommes nous dans l'histoire ?
La réponse peut sembler désagréable, mais à l'évidence……rien, peut-être des premiers rôles, des seconds rôles et même des figurants.
Mais alors que reste-t-il ?
La philosophie, qu'elle soit active ou passive.
Hitler, Jésus, et autres personnages des plus connus ont eu des philosophies actives,
Socrate, Aristote et bien d'autres ont eu une philosophie passive. (le pluriel de la première affirmation n'a rien d'anodin, comme le singulier de la deuxième, d'ailleurs.).
D'ailleurs, ne pourrait on pas dire que la philosophie est l'arbre généalogique de l'histoire?
Phantom