PHILOSOPHIE ET REFLEXIONS…

Posté le Lundi 7 septembre 2009

sansphilophilosophe.jpg

bonjour et bienvenue à vous!
Dany et moi-même (Phantom) avons décidé de nous lancer dans une nouvelle aventure : la PHILOSOPHIE.

Ce sujet traite de l'être humain ainsi et plus particulièrement de son comportement.

Chaque semaine nous allons publier un article sur différents  sujets. Mais auparavant, j'aimerais vous rappeler que la Philosophie est avant tout un partage, un échange d'idées pour ce connaitre en tant qu'êtres étant parfois bien compliqués.

Mais avant tout, il faut savoir que rien ne sert d'être érudit pour philosopher, et que seule la censure sera proscrite sur ce blog. Alors n'oubliez pas que toutes les idées et avis seront les bienvenus et qu'eux seuls pourront amener certains débats, qui seront, nous l'espérons,  des plus vivants.

Avec nos plus sincères amitiées Philosophiques, 

DANY ET PHANTOM                                                                                                                          

phantom @ 22:06
Enregistré dans Non classé
naître ou ne pas être…

Posté le Mardi 9 février 2010

Une phrase Shakespearienne transformée en une boutade pour un sujet qui peut paraître bien douloureux et délicat :
Doit-on considérer une interruption volontaire de grossesse comme un meurtre ?
Avant d'essayer de traiter ce sujet, qui je le rappelle est de plus en plus d'actualité malgré la multitude de moyens de contraceptions, ôter tout commentaire “médicale”.
Bien évidement, par les lignes suivantes, je ne porterais aucun jugement sur les personnes décidant d'avoir recours à un tel acte.
Pour rappel, un être obtient une identité “distincte”, que lors de sa naissance physique. Mais celle-ci est purement civile et à l'ordre de la société dans laquelle il évoluera !

L'être à venir, une masse biologique :
Avant tout et visuellement, un être n'est perçu que par son corps. Sa masse biologique. Lorsque vous croisez une personne dans la rue, à prime abord, nous voyons son physique. Un embryon ne se voit pas de façon concise, sa masse biologique se devine.
Il devient un Événement à venir. Tout ceci se rattache au futur, une période qui ne se maîtrise pas toujours. Je suis d'accord un tel regard reste des plus athéiste mais aussi surprenant que cela puisse l'être, parfois religieux!
Il ne faut pas oublier que dans certaines croyances ou religions, un être vivant n'est rien sans un esprit soi-disant supérieur …. bien caché. Si l'on prend l'exemple du Vatican, la femme qui avorte est condamnée mais l'enfant, déjà oublié!
Dans ce cas, ne devrions nous pas parler d'un acte anodin et quelconque ?

L'être à venir, un esprit… à venir :
En parlant avec certaines personnes, je me suis rendu compte que l'idée à venir est qu'un individu se caractérise de façon évidente par son corps mais aussi par son esprit. Le corps ne suffit plus, il lui faut un accompagnant, l'esprit ! Et vice-versa, l'esprit aboutit que lors de l'apparition physique du corps ! Et ce, lors du début !
Une telle affirmation viendrait à déclarer que l'esprit n'est pas aussi dissociable du corps ou de la masse biologique que l'on pourrait croire ou nous faire croire.
- L'embryon ne serait qu'une nature morte, sinon la pré-conception de l'individu donc d'une vie à venir. Alors comment qualifier un avortement ? un meurtre ou une esquive ?

L'être à venir, mais esprit es tu déjà là ?
Même si, comme je l'ai remarqué auparavant, nombreuses sont les personnes qui pensent que l'esprit nait que lors de la naissance effective de l'enfant, s'il réside une subjectivité, c'est qu'une telle hypothèse reste idéologique et réconfortante.
Mais ne pourrions nous pas aussi affirmer que l'esprit pourrait être vivant dès l'apparition de l'embryon ?
N'oublions pas, qu'il est prouvé que l'enfant réagit énormément à certaines choses… dans le ventre de sa mère.

Nous avons déjà débattu de l'euthanasie, le fait de mettre fin aux jours d'une personne désespérée. L'euthanasie est voulue par la personne qui n'a plus que recours à la mort.
Mais supprimer un embryon, est ce un meurtre finalement ? ou une renaissance engendrée par un simple gommage ?

Naître est un fait, Vivre est un art (Frédéric lenoir), et mourir ?

phantom

 

Me voici devant un sujet bien controversé que mon complice a choisi de traiter !…

Qu’est-ce que la vie ? de la bactérie aux mammifères tous sont des organismes vivants !

Les modes de reproductions sont très différents suivant le degré d’évolution de la vie, divisions cellulaires pour les organismes les plus simples. Pour les reptiles ou les poissons par exemple des oeufs qui vont être livrés à eux-mêmes et sur la quantité quelques-uns pourront vivre. D’où cette notion qu’un oeuf des ovipares n’est ni un poisson, ni un reptile !….
Serait-ce cela une première forme de distinction entre un animal et un potentiel animal ?
Il est certain que le fait d’aborder les mammifères est beaucoup plus complexe car la naissance elle-même ne “délivre” pas la “dépendance à la mère qui doit allaiter son ou ses petits !…

Cette introduction semble éloigner du sujet qui est traité, et pourtant un mammifère et à plus forte raison un être humain reste longtemps dépendant pour sa survie de sa mère…

La nouveau né, le cordon ombilicale coupé a une autonomie toute relative vis à vis de sa propre existence ! Il est “pourtant” un être humain à part entière ….

Revenons à cette gestation de neuf mois dans le ventre d’une future maman, est-ce simplement une “masse biologique”, pour reprendre les termes de mon complice, un devenir potentiel ou “quelque chose” de plus que cela ?

Il est nécessaire de prendre en compte la notion d’esprit et de conscience de cet embryon.

Dans la première partie il est souligné que l’embryon à partir d’une certaine période de développement ressent ce qui se passe dans le ventre de sa mère et même à l’extérieur de cette poche protectrice. Il n’y a pas pour moi jusque là une grande différence avec les animaux qui ressentent ce qui leur fait du bien ou du mal ! ?

Pour ma part mon interrogation se penche beaucoup plus sur la création de la conscience, est-il possible de savoir si un embryon humain est doué de conscience ou si c’est le cas à quel moment de la gestation ?

L’autonomie n’est pas un critère, la création de la conscience en est un.

J’ai milité à l’époque où l’avortement était considéré comme un crime devant la misère et la détresse de milliers de femmes… je pensais que la contraception serai un moyen d’éviter le maximum d’avortements ! 200 000 “cas” encore de nos jours.

En aucune façon je ne m’aviserai à porter un quelconque jugement. Il est de la conscience de chacun de répondre à cette question, sans oublier la détresse de certaines femmes. L’éducation, la culture, la spiritualité sont des poids ou peut-être des garde-fous ?

Je resterais sur cette interrogation … et je ne suis pas une femme non plus !…

Bien à vous
Dany

phantom @ 0:32
Enregistré dans Non classé
LE SIXIÈME SENS !…

Posté le Samedi 30 janvier 2010

Il est commun de considérer que nous possédons cinq sens : L’Ouïe, la Vision, le Toucher, le Goût et l’Odorat. Ces cinq sens sont-ils “fiables” ?

La sensation est tenue pour un critère de vérité. Pourtant, elle n'est pas infaillible. En effet, il semble que nos sens soient parfois trompeurs

L’Ouïe : L’oreille humaine ne perçoit pas tous les sons. Elle  perçoit des fréquences comprises entre 20 Hz (fréquence la plus grave) et 20 000 Hz (fréquence perçue la plus aiguë). L’homme ne peut donc pas percevoir “consciemment” les sons qui dépassent ces limites.

La Vision : la Vision peut-être déformée (il n’est pas question ici de maladie oculaire) mais par exemple nous croyons voir une chose qui n’est pas réelle, le mirage par exemple. Autre phénomène nous regardons tous la télévision qui nous envoie toute une palette de couleurs et qui ne sont que des points jaune, vert et rouge… pouvoir de confusion de l’oeil.

Le Toucher : la sensation de chaud et de froid est parfois contradictoire, une gelure peut être perçu comme une brûlure …

Le Goût : un aliment vénéneux ne pourra pas être distingué par le goût ou l’odorat, certains champignons par exemple. L’amertume et l’acidité se confondent souvent ….

L’Odorat : comparativement à certains animaux comme le chien notre odorat semble bien limité ….

Vous me direz pourquoi “disqualifier” nos cinq sens avec un titre aussi “ronflant” : le sixième sens ?

Deux hypothèses peuvent s’offrir à nous (c’est une conception toute personnelle) : Le sixième sens serait en fait une correction inconsciente de notre cerveau pour nous mettre sur le bon chemin ? ou un sens que l’on aurait perdu au fil des siècles ou des millénaires ?

- Le rêve prémonitoire pour certains cela relève d’un “pure” sixième sens ou est-ce “simplement” une intuition nocturne ? “Une hypothèse souvent évoquée est que les rêves prémonitoires seraient uniquement dus, au pouvoir de déduction de notre cerveau ! En effet, celui-ci est capable d’enregistrer de nombreux détails et autres informations de manière inconsciente. Or pendant la nuit, notre matière grise continue à travailler ! Ainsi, certains scientifiques pensent que durant les phases de sommeil, notre cerveau trie, classe et enregistre les moments de la journée et les souvenirs de manière générale. Ainsi, divers éléments qui vous ont échappé mais que vous connaissez sans le savoir sont réunis. Et ils forment un tout que vous risquez d’apercevoir dans un songe. Et il ne s’agit pas d’une vision, mais d’une déduction inconsciente” ? ! …

- Les ondes de nos téléphones portables existent mais nous n’avons aucun sentiment de “sentir” ces ondes pourtant notre cerveau les captent et seraient même dangereuses ?

- Les sourciers ont-ils un don ou avons-nous tous cette faculté ? Pour le professeur Rocard qui a démontré que la sensibilité accrue aux modifications du champ magnétique terrestre des sourciers est simplement due à une concentration anormalement élevée de magnétite, essentiellement au bout des doigts. Cette simple affirmation fait donc passer le “mystère” du sourcier dans le domaine de la science. De plus, de nombreux sourciers exercent encore aujourd'hui, et affirmer qu'il n'en subsiste plus qu'une image pittoresque…

Je sais que mon pragmatisme semble démontrer que tout a une explication rationnelle, pourtant je suis incapable d’affirmer où est la vérité, une sens perdu ou une méconnaissance de cette machine fantastique : le cerveau !

Au plus profond de notre inconscient ce sixième sens existe-il ?

Bien à vous
Dany

Pour faire suite au sujet choisi par mon ami Dany, ” le 6ème sens”, j'aimerais faire place à la réflexion intuitive en quittant cette notion de “pragmatisme”.
Être pragmatique est de raison dans la vie de tous les jours (est ce une bonne chose ? là n'est pas la question). Mais je pense que pour trouver le chemin du sixième sens, il faut aller plus loin alors que le pragmatisme laisse bien des portes fermées ou entre-ouvertes sans qu'on ne prenne la peine de jeter un coup d'oeil voir si quelque chose pourrait nous amener à penser autrement.

Pour la science, le 6ème sens n'est pas définissable, alors ce sens n'a pour définition que ce à quoi, il ne correspond pas ! quelle facilité !
Par définition, le 6ème sens est une expression faisant référence à des perceptions extra-sensorielles, c'est à dire n'étant pas issues des cinq sens physiologiques.

Mais alors, peut-on parler de ce sens que l'on ne connaît pas ? Non, mais nous pouvons l'approcher.

Il est indiscutable que le cerveau est une machine complexe et extraordinaire. Ses deux segments (bien qu'il y en ait trois, la partie dont on ne se sert pas) sont le conscient et le subconscient. (Si j'évite le terme “inconscient, c'est simplement que ce terme me donne l'impression de parler d'un fourre-tout, un emplacement où l'on range l'obsolète du moment).
Le conscient gère les automatismes de tous les jours et l'utilisation de nos capacités sensorielles physiologiques “reconnus” et “conventionnels”.
Le subconscient interprète et provoque les réflexes des situations inattendues.
Et là, nous pouvons trouver la source donnant naissance au 6ème sens ! Dans l'interprétation des données des 5 sens par le subconscient !
Il ne faut pas oublier que des cinq sens conventionnels aucun n'est de la même capacité pour chaque personne, et que bien entendu, aucun n'a les mêmes répercussions dans le subconscient d'aucun être vivant.

Le sixième sens pourrait donc être l'interprétation de ces paires “conventionnels” par le subconscient maniant lui même l'intuition et l'impression.

bien à vous,
phantom

bichon39 @ 13:34
Enregistré dans Non classé
L’AUTO - JUSTICE….

Posté le Dimanche 24 janvier 2010

Se faire justice à soi-même, se proclamer justicier par rapport à un acte dont on est victime à plus ou moins grande échelle. En voilà une idée qui nous a tous effleuré un jour, de façon plus ou moins vive.
Bien entendu, l'auto-justice était présente de façon omniprésente avant la déclaration des droits de l'homme. Bien souvent un auto-justicier était ni plus ni moins qu'un…. héros! Mais ce tout a aujourd'hui évolué.
Une justice officielle est bien présente, mais parfois on peut la voir vaciller, par son symbole (une balance) qui penche un peu plus d'un coté que l'autre suivant le regard qu'on lui jette.
Mais pour quelles raisons, se faire justice à soi-même ?

Comme je l'ai dit précédemment, la base d'une justice est implantée dans une démocratie. Je vous l'accorde, le nombre de lois ne suffit pas toujours à discipliner tous les cas entendus et c'est pour cela qu'il y a en place un système dit de jurisprudence. C'est à dire, qu'un cas isolé ayant donné lieu à un procès donnera naissance à une nouvelle lois qui restera valable dans l'avenir.
Voici en amont, la machine qui devrait contenter un plaignant et confirmera une réparation à venir. (à ne pas se méprendre, ceci n'est pas un cours de droit, ni un rappel exacte de la machine en route).

Alors au milieu de ce grand nul part, un individu ne peut-il pas se sentir isolé lorsqu'il est mit à mal?

La vengeance est dit-on, un plat qui se mange froid, peut on appeler l'auto-justice une vengeance?

Cette auto-justice, sert-elle vraiment à réparer un abus ou plutôt, à apaiser et tourner la page ?

Il est visible qu'aujourd'hui, les lois ne sont plus entendus et servent de fourre tout à toute réplique malheureuse et envie de gagner de l'argent aussi calmement que facilement. (peut on alors dire que la justice s'achète ?). Et là, l'individu accusant un préjudice se met à haïr et refouler le système de justice. Car il se sent et pense qu'il le sera à long terme lésé!

Mais je ne rejetterais pas la totalité de ce phénomène envers le système judiciaire! L'auto-justice est également une pulsion inné à l'homme. Cette pulsion de sauvegarde et de défense. Dans ce cas, l'individu cherche à faire renaître, de façon tardive certes, une certaine lois du plus fort. Une autarcie justicière qui permettra de retrouver une valeur que l'on a pu perdre!
II est aussi possible, de trouver dans l'auto-justice un palliatif, un placebo qui pourra guérir de façon momentanée une déchirure. Et là, on y trouve une guerre profonde au creux des entrailles de ce justicier d'infortune.

Nul n'est censé ignorer la lois, mais la lois ne nous ignore-t-elle pas parfois ?

phantom

 

Un sujet bien controversé que mon complice Phantom à choisi de traité : l'auto-justice.
Et pourtant qui a un moment ou un autre n’a jamais eu le désir de remettre de “l’ordre” et châtier celui qui le “méritait” et qui restait “impuni” à ses yeux comme le dit en préambule mon ami ?

Dans un jugement qui est rendu, les jurés dans leur intime conviction considère qu’une personne n’est pas coupable (dans un viol par exemple) la victime qui elle connaît la “vérité” n’aura-t-elle pas l’intention de faire son auto-justice ?

Le vice de forme est lui aussi source de contestation de “la justice”, le problème n’est plus de savoir si une personne est coupable ou non mais si une “procédure administrative” voir “bureautique” a bien été respectée ce qui conduit nécessairement à une forme “d’injustice”, quelle réaction aurions-nous ?

Pour élargir le sujet, l’auto-défense est considérée comme juste, si elle est proportionnelle à l’agression, voilà une appréciation qui est “complètement” subjective. Dans la panique comment évaluer une “juste réaction”.

Aux États-Unis le droit du port d’armes donne une image très mince entre l'auto-défense et l’auto-justice, sans parler des chasseurs de primes qui existent toujours !…

Romain Rolland nous invite à une réflexion : “Quand l'ordre est injustice, le désordre est déjà un commencement de justice”. Cela rejoint certains développements qui ont été faits dans la première partie !

Nous connaissons aussi la fable du pot de terre contre le pot de fer, ce sentiment que certaines personnes sont intouchables renforce l’injustice et de “vouloir réparer” ce qui semble insoutenable par l’auto-justice !

“La justice paraît réservée à un juge institué dépourvu de sentiment et d’implication dans ce qui est à juger. Le juge est neutre, impartial, exemplaire, et au service d’une loi qu’en général il n’a pas faite…”. La justice sous c’est angle semble éloignée de vécu des gens de tous les jours. Alors comment s’étonner que certains vivent en marge avec leur propre “code d’honneur” pour faire leur auto-justice ?

La vengeance pour moi s’oppose à la notion de justice car la vengeance se fait à “chaud”, le risque de dérapage est grand, ce qui peut conduire à l’excès ou à se tromper de cible, mais là aussi qui n’a jamais connu ce sentiment ?

Faut-il condamner l’auto-justice, du point de vue du droit oui, mais le droit ne va-t-il pas parfois de travers ?

Bien à vous
Dany

phantom @ 21:20
Enregistré dans Non classé
L’IMAGINATION !…

Posté le Dimanche 17 janvier 2010

Ce mot “imagination” peut être pris dans de multiples sens :  fantaisie, fiction, invention, chimère, songe, rêverie, fantasme, illusion, fabulation, affabulation, divagation …Il est possible de distinguer plusieurs grandes lignes qui se cache sous ce terme :
- L’IMAGINATION QUI ENFERME
associer ces deux mots semble anachronique et pourtant : la médiatisation à outrance de multiples phénomènes négatifs peut nous amener à imaginer que tout est mauvais … Nos “élites” et les médias jouent avec nos peurs ancestrales pour mieux contrôler cette imagination qui pourrait être tout autre. Cela fait parti de la manipulation mentale que nous avons déjà traité ? …

- L’IMAGINATION PASSIVE
Il est lunatique, rêveur qui n’a jamais entendu ces qualificatifs. Ce comportement d’une certaine façon, s’il n’est pas “caractériel”, est une forme de repos de l’esprit et nous invite à sentir en nous ce qui se passe à travers un petit tamis de fantaisie qui rend la réalité qui nous entoure certes un peu déformée mais qui peut faire tant de bien ! Qui peut blâmer ce genre de comportement ?

- L’IMAGINATION CRÉATRICE
C’est une façon de penser qui permet de dépasser ce qui est aujourd’hui “vrai et réel”.
Elle peut fonctionner par analogie, par ressemblance et permet de dégager des formes novatrices.
C’est un moteur qui permet d’anticiper, de s’ouvrir sur l’avenir, ce qui parait impossible aujourd’hui le sera demain.
Les artistes, les savants, sans cette faculté fantastique, n’auraient jamais réussi à opérer un si grand nombre de transformations …
Deux citations pour illustrer cette partie :
L'imagination est plus importante que le savoir.(Albert Einstein)
Sans imagination il ne pourrait y avoir création. (Albert Jacquard)

- L’IMAGINATION COMME THÉRAPIE
d’après Elie Humbert : “Méthode de confrontation avec l’inconscient, élaborée par Jung en 1913. Elle consiste à amener un affect à prendre figure afin que le conscient puisse entrer directement en rapport avec lui. Elle emploie tous les moyens spontanés d’expression : imaginer, peindre, écrire, modeler, jouer, danser, parler… Elle ne se contente pas de provoquer l’émergence et ne cherche pas à interpréter. Elle vise à permettre une “explication active” avec les facteurs inconscients et, pour cela, met l’accent sur la nécessité pour le sujet de traiter alors les partenaires imaginaires selon toutes les conditions de la réalité et de se comporter comme dans une situation réelle”…
… “Lorsqu'on a affaire à une crispation accentuée du conscient, il arrive souvent que seules les mains puissent imaginer : elles modèlent ou dessinent des formes qui sont souvent étrangères au conscient”.
Ces exercices permettent à travers notre imagination “spontané” de relier une incompréhension à une “prise de conscience” par l’appropriation d’une créativité qui nous “parlera” par la suite …

La sophrologie comme l’auto-suggestion par exemple sont des moyens où l’imaginaire nous aident en nous détachant des blocages présents. Il n’est pas rare pour m’endormir, par exemple, que je cherche de beaux souvenirs ou de me passer un “beau film” que j’invente pour trouver un sommeil réparateur …

Ainsi cette faculté que nous avons tous si nous savons l’apprivoiser permet de dépasser nos soucis ou ce qui semble être un problème pour trouver du “bien-être” ….

Ainsi le “vieux” slogan de mai 68, “l’imagination au pouvoir” prend sous ces différents aspects toute sa force …
Alors imaginons …. le meilleur !

Bien à vous - Dany

 

Pour faire suite au sujet que mon ami Dany a choisi de traiter, j'aimerais parler de l'imagination et de son voyage dans ….le temps et l'espace (avec un peu d'imagination, peut être pouvons nous parler de sa cosmogonie ?).
Cet exposé sur la possibilité d'une cosmogonie de l'imagination ne sera nuancé ni référencé d'une citation d'un philosophe ou penseur d'un autre moment. Je prend acte de mes responsabilités mais aussi des ressenties que cela peut provoquer chez certains lecteurs.

Tout d'abord, chacun de nous a sa propre imagination, aussi faible que puissante puisse-t-elle être. De ce fait, nous pouvons parler de l'espace qui lui est déployé.
Et le constat est flagrant : l'imagination est en train de faire un transfert brutal et maladroit ! Car il ne faut pas oublier que celle ci se trouve, et dans l'inconscient et dans le conscient !
Afin d'étayer cette hypothèse, je me servirais de l'imagination en tant que refuge et de l'imagination permettant la création et progression de la société.

L'imagination se trouve bien dans l'inconscient, nul doute. Comme je l'ai déjà dit, à chaque individu son imagination, mais aussi son utilisation.
Un individu qui imagine, semble vouloir se réconforter, créer son propre monde, s'enfuir et s'il décide de la partager, l'assumer. (un artiste). D'ailleurs, je pense que l'on peut lier très fortement l'imagination à une sensation.
Cette liaison possible peut également s'apparenter à la transmission. Mais je le répéte, l'imagination se trouve également dans le conscient! Et même, d'abord dans le conscient! Comment cela est il possible? Simplement par sa définition, souche et racine de son exécution. Comment peut on dire que telle chose ou autre fait partie de l'imagination? Il y a donc d'abord une analyse faite par le conscient. Surtout que la société d'aujourd'hui se veut résolument pragmatique. Où se trouve le pragmatisme? dans le conscient. Ce transfert semble du plus radical, laissant seulement une empreinte dans l'inconscient. L'imagination meurt à petit feu, étouffée par le conscient. Seuls les réponses à quelques espoirs résultent de l'inconscient.

L'imagination au service de l'homme, existe-t-elle encore ?
A cette question, je répondrais que…..non. L'imagination ne sert plus à l'homme mais simplement au besoin de sa société !
Des hommes ont imaginé pouvoir voler ou voyager dans le temps. Aujourd'hui la société demande d'imaginer, mais d'imaginer de façon pragmatique.
Un exemple? la société nous demande d'imaginer un moyen de servir encore plus à ses propres besoins.

Avant de finir ce texte, je le confirme, le bilan est lourd! L'imagination est fragile, et ne se trouve plus que dans le passé. Et malheureusement, le passé fait parfois sourire bien souvent mélancolique.

Dois-je faire une conclusion à ce texte? peut être, devrais je vous laisser l'imaginer….

phantom.

bichon39 @ 21:06
Enregistré dans Non classé
LA PROVOCATION….

Posté le Samedi 9 janvier 2010

Sur ce blog, nous débattons souvent de la sémantique, de l'expression en passant par la diffusion jusqu'à la perception. Il faut rappeler que la sémantique, prise de façon isolée, n'est qu'une pierre précieuse…. à l'état brute.
La sémantique doit être mise en robe pour obtenir une valeur voulue au début. Sur ce nouveau texte, je ne cherche pas à faire un rabâchage mais introduire une forme d'expression qui mérite une attention toute particulière :
- la provocation.
Pourquoi ceci ? Tout simplement parce que je pense que celle ci peut être un art en elle-même. Ne provoque pas, simplement celui qui veut ! il y a la façon, la raison et la manière. Attention, ici le mot façon est employé en tant que
synonyme de volonté. Et peut être par provocation, je vais entrer dans le vif du sujet par ce qui pourrait être une conclusion :
La provocation est un art, comme celui ci ne peut souvent être viable qu'en étant une provocation.

Où se trouve la provocation ?
Justement, celle-ci peut se trouver nulle part comme partout ! d'où l'aspect d'une certaine subtilité ! Nous pouvons la trouver dans le langage (comme dans l'écriture), la façon d'être et je le répètes dans les oeuvres de certains artistes quelque soit leur domaine de prédilection.

Pourquoi employer la provocation ?
Il y a une multitude de raisons à employer la provocation et ces raisons n'appartiennent qu'à celui qui utilise cette forme d'expression. Mais il faut dire que toutes les raisons vont vers un même résultat : obtenir une réponse.
-Certaines personnes peuvent faire part de leur mal-être en employant la provocation, dans un comportement qu'ils ont au sein de la société.
- d'autres, et cela rejoint la première raison citée, veulent montrer aux autres, qu'ils existent.
- bien souvent, la provocation sert à obtenir une réponse nette et franche à une question restée en suspend bien trop longtemps.
- La provocation sert également à créer un auditoire, ne l'oublions pas ! Et Socrate l'avait compris.
- la provocation, un fait parfois irrémédiable! (provoquer en duel).

Pour traverser et résumer tout cet apanage de sentiments partagés d'une façon ou d'une autre, seul un artiste en est capable. Celui-ci se sert de toutes ces raisons pour servir son art et je pense que pour lui, la provocation est synonyme de vie.

Pour finir, je me pose également une question…. la provocation serait elle plutôt, une science, un art ou une forme d'alchimie ?

Phantom, celui qui a toujours raison….

 

Mon ami et complice Phantom aborde un sujet très controversé : la provocation. Il souligne que cette dernière peut-être un moyen d’exister, de se faire comprendre ou façon de ne pas tourner “autour du pot”… Je partage assez bien cette approche que je “recentrerai” dans le domaine “plus” philosophique à l’aide d’un auteur.

La philosophie a souvent été au cours de l’histoire une forme de provocation qui a perdu de sa force, c’est ce que note Michel ONFRAY : “L'histoire officielle de la philosophie se construit généralement avec des pensées dont la charge explosive, réelle à leur époque, a été désamorcée et qui subsistent en monuments désormais inoffensifs. Celles qui pourraient avoir conservé leur virulence métaphysique, politique, sociale ou éthique restent dans la poussière des bibliothèques, ignorées des enseignants.”

Oui, la philosophie était ou est une provocation contre la pensée d’une époque ou d’un ordre établi. Cette pensée unique que l’on veut nous “bourrer” dans la tête … C’est bien d’ailleurs la raison même de ce blog !

Parler philosophie devrait être comparable au débat “politique” avec passion, conviction et provocation.

Dans son “Antimanuel de philosophie” Michel ONFRAY résume :

“On peut philosopher en charentaises, tranquille, sans mettre en jeu le monde comme il va ; on peut aussi user de la philosophie comme de la dynamite – en nietzschéen. C’est ce que propose Michel Onfray dans cet Antimanuel qui interroge philosophiquement le monde réel à partir de questions très contemporaines : l’esclavage généré par les sociétés libérales, les nouvelles limites de la liberté dessinées par le Net, la possible production génétique de monstres, la haine généralisée pour l’art contemporain, la passion du mensonge chez les politiciens, etc. Les lieux communs de l’époque, les tabous issus des religions monothéistes, les réflexes politiques conservateurs, les hypocrisies mondaines, les valeurs utiles aux mensonges sociaux s’en trouvent mis à mal avec humour et ironie – valeurs défendues par les philosophes cyniques de l’antiquité grecque … Ce livre transfigure les contraintes du programme scolaire des élèves de terminale de Michel Onfray en une série de leçons socratiques et alternatives dans lesquelles la jubilation n’empêche pas la pensée – puisqu’au contraire elle la rend possible”.

Un ensemble de sujets que nous avons abordés comme : La manipulation verbale, la morale, les liens du sang, l’euthanasie, l’érotisme, l’infidélité et j’en passe sont des thèmes “provocateurs” qui après réflexions nous interpellent dans notre vie et notre façon de voir les choses, c’est cela la philosophie …..

En conclusion la provocation quand elle n’est pas “gratuite” est une façon de pousser son raisonnement au bout de soi-même et de “contraindre” “l’autre à faire de même ! Non ?

Dany

phantom @ 22:23
Enregistré dans Non classé
LE DOUTE !…

Posté le Samedi 2 janvier 2010

Peu de gens parlent du doute en doutant. (Blaise Pascal)

C’est sous cette forme un peu “ironique” que je vais tâcher de parler du “doute”. Il est d’ailleurs très intéressant de voir tout le côté anachronisme de ce terme.

- Le doute en terme d’échec
Il est possible de vivre cette situation quand le scepticisme dans sa “nature profonde” a du mal à discerner ce qui est vrai, réel. C’est une façon de tourner en rond avec l’incapacité de prendre une décision ou d’entamer une action. Si une personne se cantonne dans cette attitude elle risque d’être un “mouton” et de souffrir devant chaque dilemme …. Sans aller dans cet aspect caractériel, qui n’a jamais été “pris” à un moment ou un autre par ce blocage ?

- Le doute en terme de possibilité
Il très poche du scepticisme mais se différencie par une approche des choses, des problèmes à petits pas. Il ne tourne pas en rond mais cherche le moins de risque possible quand il faut prendre une décision. A vouloir trop se garantir il avancera lentement. Là aussi, qui à un moment ou à un autre n’a pas eu cette attitude ?

- Le doute en terme de probabilité
C’est le risque “calculé”, il implique une décision évaluant la portée de l’action avec ses atouts, inconvénients et « chances » (subjectives) de réussir ou pas. Il cherche à “mesurer” la valeur de l’argument, de la décision à prendre, de savoir si la forme est judicieuse. “Il y a deux efficacité ; celle de la sève et celle du typhon”. Qui n’a pas cherché à mesurer “la chance” d’échapper au doute ?

- Le doute en terme de “moteur” pour avancer
Il est pris ici comme facteur de réussite. Le doute permet le dépassement de soi. Le doute est conçu comme un challenge perpétuel pour avancer, l’optimisme est de mise sous cette forme d’intégration de ce qui est nouveau, de ce qui pousse au changement. Le doute permet de “s’exploiter” à fond, de faire face à l’imprévu. Il pousse à la créativité.
Les plus grands savants ont été capables de mettre en doute ce qui était établi dépassant ainsi ce qui semblait être la norme, c’est le doute créatif. Cette forme peut s’appliquer à l’art et certainement à tout domaine de la vie et de la pensée. En regardant notre propre vie avons-nous dépassé le doute négatif pour en faire un doute créatif ?

Dans le livre “la philosophie pour les nuls” je cite : “Il y a doute et doute : Les sceptiques ont été nommés “éphectiques” (= suspensive), car ils suspendent leur jugement. Il y a eu dans l’histoire de la pensée (Descartes) un doute critique fécond qui, loin de nier l’existence de la vérité, cherche à la garantir contre toutes les incertitudes qui peuvent l’affaiblir. Rien de tel avec le doute sceptique, radical et destructeur”.

Sans doute ai-je oublié des facettes du doute, mais n’est-il pas important de douter de façon constructive ?

Bonne année 2010
Dany

 

Pour faire suite à ce texte de mon ami Dany, je pense qu'il nous faut remonter aux origines. Comment comprendre un problème sans connaitre l'énoncé? Comment comprendre l'évolution d'un livre, si nous lisons la fin de l' histoire sans en connaitre le début?
Il est vrai que nous pouvons trouver une multitude de dérivés du doute, ou plutôt, de raisons de douter. Mais je pense, que le plus important, et cela n'engage que moi, est le doute existentiel! un doute que je qualifierais de “socratique”!! L'homme en lui-même, n'est il pas un doute?
Je penses que certaines personnes diront que je pars dans un délire philosophique (pourquoi pas?), mais je préfères parler d'une énoncée philosophique.

Socrate employait la philosophie pour comprendre l'Homme, ce mystère! Et il ne parlait pas “pour ne rien dire”. Beaucoup le considérait! Mais bien souvent comme un individu “dérangeant”, (comme quoi, il n'avait pas tout faux).
Et là, la notion du doute fait son apparition grâce à ce personnage hors du commun. (attention, l'existence de Socrate est trés nuancée).

“Un philosophe est celui qui ne sait rien, mais cherche à savoir”, voici la définition de Socrate par rapport à ses semblables. Une définition remplie de doutes! Tant de doutes que l'on ne sait pas par lequel il faut commencer d'apréhender. Tant de doutes pour un seul sujet: l'homme.
D'ailleurs Socrate a été surnommé l'accoucheur! non pas praticien d'une naissance “physique”, mais de l'esprit, d'une âme. Pour lui, le principal pour un individu est de se connaitre lui-même avant de se consacrer à quoique ce soit.
Pour cet accoucheur (spirituel?), seul le DÂMON d'un individu a son importance.
Qu'est ce le dâmon? simplement le diable intérieur d'un individu, un esprit malin mais aussi un ange gardien! (Socrate avait des idées et réflexions propres à ses visions). Ce dâmon sert à créer le doute, et force un individu à douter de ses actes et de ses pensées. Le dâmon est un rempart, et par le doute, il donne naissance à la réflexion.

Dans son raisonnement, Socrate a vu juste, une raison qu'il a gagné par le doute. Mais il voulait aussi faire passer une autre valeur : quelque soit la réponse que vous obtenez à un doute, vérifiez la! par vous même ou par une explication plausible, si elle est donnée par autrui!
Cette valeur, Socrate a voulu la respecter. Il se posait la question : “dieu existe-t-il?”, le clergé lui a répondu : “oui”. Lorsque le philosophe a demandé à en savoir plus, il a voulu que le clergé lui donne des preuves. La réponse de l'église fût en fait une sentence: l'empoisonnement.

Je profites donc de la mémoire de Socrate, pour rappeler qu'il ne faut pas oublier de nommer un doute, ou plutôt, le doute existentiel. Car s'il y a un doute, c'est bien l'homme !

Avant de laisser cours à nos réflexions, j'aimerais également souhaiter une bonne année et heureuse nouvelle décennie à nos lecteurs.

Bien à vous,
Phantom

bichon39 @ 20:38
Enregistré dans Non classé
L’infidélité….

Posté le Samedi 26 décembre 2009

Je ne sais comment sera accueilli ce nouveau sujet, mais je tenais à vous le soumettre. Bien sûr, tout le monde sait ou à son idée sur le fait ou la perception d'une infidélité. On appréhende l'infidélité car elle est malvenue, mais surtout reste un fait accompli bien souvent aux effets des plus négatifs.
Ouvrir un tel débat, pourrait sembler fastidieux, insipide et devenir une introduction à une bible des lamentations. Et c'est pour cela que je vais essayer de me faire l'avocat du diable et réfléchir à la raison de cette infidélité, mais surtout comprendre le protagoniste de l'infidélité.
Mais avant tout, je ne ferais aucune allusion à un quelconque sondage, ni savoir qui par rapport à qui se trouve le plus infidèle. C'est pourquoi, dans ce thème je n'emploierais comme sujet que le “protagoniste” ou “la personne”.
Aussi, il ne faut pas oublier que l'infidélité, de ses racines, est rattachée à une déloyauté envers la foi.

Tout d'abord, je pense que l'infidélité ne peut s'expliquer que par elle-même mais surtout par les facteurs déclencheurs et le protagoniste. Étudier le comportement humain n'est pas chose facile et l'infidélité appartient au comportement humain

- L'infidélité, une remise en question?
Le protagoniste n'est peut être pas, en premier lieu, désireux de faire du mal. Il se peut qu'il est besoin de se remettre en question. Revenir en arrière et lâcher le présent qu'il semblerait subir. Il semblerait que cette personne infidèle cherche à se retrouver.
Car l'infidélité reste bel et bien ….un outil pour se retrouver, lorsque le protagoniste pense que sa compagne la plus proche est la solitude.

- L'infidélité, une intermédiaire?
Il semblerait que oui, et cela surtout, comme précédemment dit, lorsque l'infidèle se croit seul. Et là, je pense qu'une autre question peut se poser, est il possible de vivre dans une solitude complète? Le comportement humain, le permet il? Si l'on pense que non, je pense qu'il est possible d'accepter l'infidélité comme un intermédiaire et générateur de nouveaux point de repaires qui je l'avoue, se génèrent sous une forme de rébellion!

- L'infidélité, un cri, un ultime appel ?
Je pense que parfois, il est de bon ton de prendre l'infidélité comme une provocation, une recherche pour attirer l'attention, ou mieux faire éclater un rappel de l'existence, de rappeler d'une façon “écorchée” que l'on est toujours là.

A la relecture de ces quelques lignes, je m'aperçois que je me suis enfermé dans un carcan, et qu'en fait, je n'ai parlé que d'un type d'infidélité! Celle que l'on peut qualifier de relationnelle.

Car il est bien entendu qu'il existe de multiples types d'infidélité comme de genres!
Le sujet de cet article, un rejet brutal d'une valeur, si l'on peut dire, peut servir à l'évolution d'un personnage. Celui ci a adopté une autre façon de “grandir”, de voir autrement pour mieux avancer. Lors d'un article précédent, nous avons parlé de convictions. Celles ci sont très dures à abandonner, mais l'infidélité peut y aider. (Nous ne sommes pas toujours fidèles à nos propres convictions).

Et pour vous, l'infidélité, est elle toujours négative? Si l'on revient à la première allusion, celle de l'infidélité relationnelle, pensez vous vraiment que la personne qui est victime d'une infidélité est la plus à plaindre?

bien à vous,
phantom

 

Mon ami soulève un problème bien épineux, l’infidélité. A travers sa recherche de compréhension de ce phénomène qui est bien réel ne cherche-t-il pas un peu facilement à l’excuser ?

Il nous invite à nous interroger sur les points suivants qui méritent toute notre attention :

- Il est à peu près certain que l’infidélité est une remise en question d’une relation qu’elle soit amoureuse ou même amicale ?

- L'infidélité comme intermédiaire semble une justification un peu simple de ce problème. C’est plus l’incapacité de faire un choix à un moment donner pour savoir si l’incompréhension est devenue antagonisme ou nécessite seulement une remise à plat d’une relation ?

- L'infidélité, un cri, un ultime appel, peut-être ? Il est dit souvent que le suicide est un ultime cri d’appel ! Ce cri d’appel est souvent encore plus destructeur et fatal ?

Ne pensez pas que je suis en complète contradiction avec mon compère car cette phrase contient cette contradiction : On n'appartient qu'à soi-même et c'est à soi-même qu'on doit la fidélité la plus importante. (Robert Blondin)
ou:
On ne peut aimer deux êtres de façon identique, ni le même être de façon constante. Nous sommes humains et tout ce qui est humain varie, même à l'intérieur de la fidélité. (Jean-Marie Poirier).

Le fond du problème est bien là, le doute, l’incertitude, le manque de courage sont le lit de l’infidélité. Pourrions nous dire comme Paul Carvel : La fidélité, c'est quand l'amour est plus fort que l'instinct ? Ce n’est pas certain: Beaucoup de couples ont vécus l’enfer par principes et non par sentiments.

Au lieu d’être infidèle si une situation n’est plus possible ou que l’on ne se supporte plus ne vaut-il pas mieux se séparer ?

C’est un raccourci peut-être rapide avec toutes les nuances que l’on considère comme de l’infidélité mais qui mérite d’être au clair avec soi-même et avec “l’autre”

Votre fidèle “philosophe”

Dany

phantom @ 23:43
Enregistré dans Non classé
QUELLE HISTOIRE ? ! …

Posté le Vendredi 18 décembre 2009

Comment comprendre l’histoire ? L’histoire a-t-elle un sens comme certains l’affirment ? Peut-on se fier à l’histoire ? L’histoire “officielle” est-elle “sérieuse” ?C’est à travers de nombreuses interrogations que je me lance dans cette nouvelle aventure que l’on nomme “Histoire”.J’ai toujours été surpris de voir comment nos contemporains pouvaient imaginer la vie des peuples, des tributs avec leurs “valeurs” d’aujourd’hui ?
Pour ce qui concerne l’histoire contemporaine je trouve que l’émission de télévision : “le dessous des cartes”, émission géopolitique nous permet de toucher du doigt le pourquoi d’un conflit, les enjeux stratégiques qu’ils soient économiques, militaires, démographiques, climatiques ….. Sans plus de prétention que cette phrase que je cite : «Faire comprendre plutôt que faire savoir» ?

Pour de ce qui est de l’histoire “passée”, notre culture nous fait transposer notre réalité d’aujourd’hui dans un autre univers. Comment réellement comprendre et juger une période avec des fragments d’éléments et ne vivant pas du tout de la même façon ?

Pour certains l’histoire est un éternel recommencement, pour d’autres tout est en perpétuelle évolution ?

En réalité rien n’est jamais identique mais en même temps les “leçons” de l’histoire dans nos sociétés montrent que l’on en tire rarement des enseignements ?

Pour Hegel et ensuite sous une autre forme dans la matérialisme historique, l’histoire aurait un sens, comme un vecteur à travers le temps qui permettrait de prévoir l’évolution des sociétés ??? Je pense qu’il n’y a pas besoin de remonter beaucoup le temps pour s’apercevoir que cette ou ces théories sont tombées à l’eau ?

Quand est-il de l’histoire que nous apprenons à l’école, “l’histoire officielle” ? Les peuples d'Afrique, d’Asie qui ont appris que leurs ancêtres étaient des Gaulois peut nous faire malheureusement sourire ! Pas besoin d’ailleurs d’aller sur d’autres continents pour réfuter que nos ancêtres sont des gaulois ? Les multiples invasions, la multitudes des tributs, les conquêtes ou les défaites font que nous sommes tous un mélange d’ethnies ?

“… En français, l’histoire désigne à la fois la réalité passée et le discours qui est tenu sur elle. Ces deux “histoires” sont, au sens propre, “anachroniques” puisque le discours sur le passé est construit dans le présent de l'historien. C'est dans ce décalage temporel entre l'objet (le passé) et le sujet (l'historien) que réside, pour l'essentiel, le problème …” (Jean Leduc)

D’après un récent débat ce sont les historiens qui “font” l’histoire comme si ces derniers n’étaient pas des hommes comme les autres et qu’ils détenaient une science pour “trier” le vrai du faux. Eux aussi ont leurs propre culture qui les structure dans un mode de pensée ?

L’histoire une certaine forme de mythe scientifique ?

L’histoire est tout à la fois l’étude des politiques, des sciences d’une époque, des moeurs, de la littérature, de l’art, etc… une multitude de possibilités d’interprétations sont possibles ?

“La philosophie ne découvrira jamais ce qu'est l'histoire aussi longtemps qu'elle l'analysera comme un objet de réflexion ou comme méthode” (Heidegger)

Chercher à créer une philosophie universelle est certainement un combat qui va de paire avec une histoire universelle ?

A vous de continuer l’histoire…

Dany

 

L'histoire a commencé, mais finira-t-elle un jour????

à qui appartient l'histoire ?
De cette question, j'en profiterais pour faire suite au texte de mon ami Dany. Eh oui, l'histoire appartient bien à quelqu'un et même si cela peut provoquer quelques grondements chez certaines personnes, je dirais simplement que celle-ci appartient aux sophistes!
Ne voyez rien de philosophique, mais sur cette affirmation, il nous faut revenir sur la toute première signification du sophiste! Le sophiste est celui qui sait et a la faculté de manier et employer à bon escient chaque syllabe et chaque mot du vocabulaire ou de sa langue maternelle.
D'ailleurs, le pouvoir d'un sophiste peut être grandiose, car il saura vous démontrer qu'un rien est bien quelque chose, et que quelque chose peut n'être qu'un rien, à vous de juger !
Mais attention, il ne faut pas confondre sophiste et conteur. (Homère était un conteur…).

L'histoire et la philosophie:
La philosophie a son propre rôle envers l'histoire, comme celle ci en a un envers la philosophie. De cette affirmation, il m'est évident qu'un sophiste a une position différente que celle d'un conteur!
Un conteur “abuse” d'un fait et le transforme, le présente à sa guise à celui qui veut bien l'entendre, pour reprendre l'exemple d'homère, celui-ci voulait faire plaisir plutôt qu'autre chose à son audience. Et c'est là que l'on s'aperçoit qu'un sophiste avec son aisance d'expression, sait également réfléchir. Il garde un fait à l'état brut, mais n'en devient pas le possesseur comme le conteur, il cherche à l'expliquer à le partager. En commençant par l'origine, c'est à dire de la certitude jusqu'au moment où sa réflexion ne sera que des plus vagues.
La première des réflexions d'Aristote a été d'affirmer qu'il ne sert à rien de poser la question “qu'est-ce?”, mais que le plus important est de savoir “pourquoi est-ce?”. Cette deuxième question permet d'entamer une discussion alors que la première y met terme! (un début de la liberté d'expression?).
Une philosophie et une histoire universelles, chimères ? bien sûr que oui! Tant que les philosophies et interprétations des faits ouvriront des voies qui apparemment ne sont pas prêtes de se rejoindre en un seul chemin.

Que trouve-t-on dans l'histoire ?
La réponse à cette question ne peut qu'être courte et juste : des faits ! Mais pas n'importe lesquels, seulement ceux que l'ordinaire peut accepter, et se vérifier avant d'être partagés.

Qui sommes nous dans l'histoire ?
La réponse peut sembler désagréable, mais à l'évidence……rien, peut-être des premiers rôles, des seconds rôles et même des figurants.

Mais alors que reste-t-il ?
La philosophie, qu'elle soit active ou passive.
Hitler, Jésus, et autres personnages des plus connus ont eu des philosophies actives,
Socrate, Aristote et bien d'autres ont eu une philosophie passive. (le pluriel de la première affirmation n'a rien d'anodin, comme le singulier de la deuxième, d'ailleurs.).

D'ailleurs, ne pourrait on pas dire que la philosophie est l'arbre généalogique de l'histoire?

Phantom

bichon39 @ 22:52
Enregistré dans Non classé
L’EROTISME: L’ENFANT MALMENÉ….

Posté le Jeudi 10 décembre 2009

Sur ce site, avec mon ami Dany, nous essayons de prouver que la philosophie peut évoquer et traiter de tous les sujets, qu'ils soient difficiles ou… légers.
Cette semaine, j'aimerais introduire un sujet léger avec lequel il ne sera pas nécessaire de composer en jouant avec les mots mais avec les sens : L'Erotisme !

L'érotisme (du grec ἔρως, eros « amour ») désigne l'affection des sens provoquée par la perception d'une autre personne. L'érotisme se différencie de la sexualité et de l'amour, dans la mesure où l'origine de l'affection est l'attirance du corps pour la pulsion sexuelle, l'état émotionnel pour le sentiment d'amour, et le jeu psychologique pour l'érotisme.
Néanmoins, cette distinction n'est pas effectuée dans le langage courant. Ici, l'érotisme est principalement synonyme de sexualité, et se définit par une opposition à la pornographie. Dans le sens de cette distinction, l'érotisme correspond à une excitation mentale, au contraire d'une satisfaction physique du désir sexuel.
L'érotisme est aussi un jugement esthétique lié à l'attrait d'ordre sexuel. Dans l'art, l'érotisme caractérise notamment certaines représentations artistiques de personnes (nu en peinture, photographie) ou de scènes (littérature), et il s'oppose parfois à un jugement moral (indécence, pornographie). (wikipédia).
Nous nous rendons compte que l'érotisme est par naissance de nature psychologique et a pour acheminement les sens.

- L'érotisme par le biais de l'ouïe:
chaque individu est conscient de l'origine d'un bruit qu'il peut entendre. Il y a donc la raison, la cause et la finalité qui en elle-même jouera le premier rôle dans le comportement de la personne qui va l'entendre. Chaque individu a sa propre perception et interprétation d'un bruit. Un exemple? une rivière qui coule. Mais attention! d'autres facteurs rentrent également en compte: le souvenir, l'imagination…. et bien d'autres sans doutes.

- L'érotisme par le biais des odeurs :
Une odeur, elle aussi peut donner naissance à une sensation érotique, sachant que là aussi, d'autres vecteurs peuvent rentrer en compte et que les répéter serait recopier le passage précédent. De suite, nous pourrons citer l'érotisme par le toucher, le goût et le visuel.

Quoique s'arrêter sur l'érotisme visuel nous permettrait de mieux saisir ce sujet, car celui ci est bien le premier dont on peut faire référence ! Car il est spontané, évident et dans la dérive peut devenir racoleur. Et cela bien souvent par ses attributs tels que les poitrines, fessiers (féminins et masculins), sans oublier les chutes de reins divinités féminines. Bien des sculpteurs, peintres et photographes ont sû exploiter et interpréter cet art, bien sûr, la religion aussi a su l'interpréter mais je préfère passer ceci sous silence, tant l'absurdité me fait bondir.
Et là, je pense pouvoir comparer l'érotisme à un enfant malmené, non pas (ou peut être pas) par provocation mais simplement parce qu'on ne l'a pas fait vivre ni laisser vivre. A cause de ceux qui voulaient le mal-interpréter et ceux qui ont voulut le bannir.
Que devrait être l'avenir de l'érotisme?

Pour ma part, je pense que l'érotisme devrait étre reconnu, non pas comme un sujet des arts, mais comme un art à part entière. Il ne peut qu'être un des rappels de certaines sensations mais simplement un artiste lui-même. Et là, peut être, aura-t-il l'importance qui lui est dû. Car comme tout artiste, il essaie de nous montrer certaines beautés, je ne dis pas les beautés, mais certaines. Il ne devrait pas être simplement une des éloges des sens, mais être un sens à lui tout seul. D'ailleurs, je pense qu'il est de mise de rappeler que :
beaucoup d'artistes n'ont été reconnus que bien longtemps après leurs morts! ne serait il pas le moment de prendre le temps et penser que l'érotisme en tant qu'artiste, peut vivre pleinement à chaque instant ?

phantom

 

Mon complice phantom a choisi un thème qui sort certainement des sentiers battus. Pourquoi se priver de cette interrogation sur ce phénomène millénaire ? L'érotisme !
Dans “Le Monde” (Le Salon du Livre : Hommage à Lévinas) on pouvait lire :
“Que peut bien avoir à nous dire le philosophe sur l’érotisme ? Que peut-il nous apprendre, sortant de sa réserve, sur les choses de l’intime ?
C’est que l’érotisme fait apparaître une relation nouvelle, distincte des relations habituelles, de nature à intéresser le moraliste. N’y a-t-il pas en effet, du fond secret de cet échange obscur, un rapport exceptionnel qui émerge, un acte réciproque de respect, peut-être même de moralité ?
Peut-être survient-il là un événement qu’on n’attendait pas, qu’on désespérait même de trouver. Cet événement, c’est celui d’un rapport authentique à l’autre, à ce qu’est mon partenaire, mon prochain, à son être en tant qu’autre, différent, et non en tant que mien. C’est tout le paradoxe, car c’est justement dans l’amour qu’apparaît non la fusion ou confusion des êtres, mais la possibilité de leur distinction.
C’est la grande question que pose Lévinas dans ses textes consacrés à l’altérité. Existe-t-il une relation capable de nous faire entrer en contact les uns avec les autres sans que cette mise en relation abolisse notre spécificité ? C’est une vraie question. Comment, lorsque nous sommes ensemble, considérer l’autre tel qu’il est, et non tel qu’il m’apparaît du fait de mes pensées, valeurs ou humeurs du moment ? Puis-je l’écouter sans filtrer, déformer son discours ou ses idées par mon identité ?
Oui, dans l’amour. Car alors nous agissons tout en étant soumis, disponibles sans disposer. On est toujours un peu dépassé en amour, désorienté et docile. Disponibilité et docilité qu’accomplit l’érotisme. Il n’y a qu’à suivre l’incertain mouvement d’une caresse : ses hésitations, ses détours, son attente. Les caresses cherchent quelque chose, sans s’épuiser dans le contact sensible, sans être ordonnées à une volonté claire. Il y a là, selon Lévinas, une curiosité ouverte, désordonnée, sans objet, et ainsi sans domination ni possession.

Pour ma part, l'érotisme ne serait qu'une des expressions des plus profondes de l'Amour, un don de soi à l'autre et réciproquement. Plus qu'un “jeu” l'érotisme est bien l'expression par tous nos sens de donner du plaisir à l'autre, c'est tout le contraire de l'égoïsme comme voudrait nous le faire croire certains moralistes !….
Certaines civilisations l'on traité d'une façon presque sacrée, comme un “Art”. Il ne s'agit en aucune façon de “gymnastique” mais de donner à la sexualité de la beauté et du raffinement et non pas de la transgression .

L'Érotisme est une émanation de l'Amour dans tout son Art ….

Bien à vous - Dany

phantom @ 23:58
Enregistré dans Non classé